[NC15-Petite baudruche]

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[NC15-Petite baudruche]

Message  JuiceBox le Jeu 5 Juin - 5:30

Avertissement: En fait, je n'ai pas grand chose à dire ici, si ce n'est que ce texte n'est que ma petite contribution pour le forum, comme je n'écris pas de fanfics généralement. Ca sera donc peut-être le seul texte que je posterai dans la mesure où j'étais essentiellement venue pour le RP :).
J'ai mis un avertissement pour les moins de 15 ans par précaution, mais je pense que ça ne les vaut pas, libre aux admins d'en juger. Quant au genre, je ne pourrai pas le définir.
Voilà, sur ce... :)



Petite baudruche



C’était sans aucun doute la plus magnifique étoile. A cet instant, les astres étaient encore timorés, ils sommeillaient au loin dans l’attente d’une scène idéale, patientant naturellement que le sombre voile vienne à leur faire la place qui leur seyait habituellement. Mais elle était différente ! Là, seule, elle resplendissait.

Samedi X juin, à l’aube d’une après-midi chaude, le soleil était à son zénith… éclipsé par une étoile lumineuse sous les yeux émerveillés de ce cher « Kit ».

* * * * * * * * * * *


Kit n’avait jamais été un garçon très assuré. Il était timide, craintif, anxieux. Du fait de son jeune âge, son entourage ne s’en était jamais réellement préoccupé, et avait relégué au rang de banalité son tempérament écrasé. Des yeux en amande rougis et gonflés par l’humidité lourde et imposante de la saison reposaient pesamment sur un amas de chair tendre et noircie par la fatigue. Il était presque amusant d’observer sa physionomie toute particulière, proportionnée de manière si hasardeuse que ses propres parents s’étaient parfois questionnés quant au Seigneur et ses parties de loterie génétique. Des yeux globuleux surplombaient une face blême creusée par des joues absentes lui rendait une allure chétive malheureusement accentuée par une silhouette squelettique. Ses lèvres étaient si fines et sèches qu’elles se réfugiaient presque instinctivement derrière une faible forteresse dentée. Cela pouvait maintes fois trahir la nervosité du jeune garçon qui, sans réellement en prendre conscience, raclait continuellement ses dents contre l’intérieur de ses lèvres, ce qui laissait entrevoir de multiples petites plaies au niveau de la bouche. Ses grandes oreilles étaient délicatement couvertes d’une chevelure épaisse, mi-longue, dans une teinte marron sans nuance, ni reflet. Elle était si lourde qu’il n’était que trop difficile de la structurer à cette longueur, mais sa frange couvrait subtilement son regard, masquant judicieusement le relief quelque peu prononcé de ses yeux de batraciens. Certainement une idée du paternel !
Malgré ses 9 ans et sa petite taille, son visage laissait apparaître une décennie de plus, à tel point que la plupart des gens usaient toujours d’un temps d’hésitation avant de lui adresser la parole, jonglant fastidieusement entre un langage enfantin et un ton plus solennel. Il n’était ainsi guère étonnant de voir développer au fil du temps divers automatismes dans son comportement. Sa tête était en permanence encastrée dans le creux de ses épaules anguleuses, il était difficile de comprendre s’il était naturellement méfiant où si ses os n’étaient que trop bien imbriqués les uns aux autres. Une impression de rigidité vacillante maintenue par une crispation permanente des membres. Ce garçon semblait tellement être monté avec si peu de parcimonie avec l’impression d’avoir été assemblé à l’aveuglette, que son propre géniteur usait abondamment d’humour à toutes les sauces et à toutes les saveurs. C’est donc à l’âge de ses 6 ans, au milieu d’un dîner familial annuel, où le père bien aimant, poussé par la croyance d’avoir déniché la boutade du mois, pensa qu’il était de bon goût d’essayer de faire rire l’assemblée, en exhibant fièrement la singularité de son rejeton, riant de bon cœur de la comparaison entre sa progéniture et un assemblage de legos techniques. Le vin avait eu bon dos ce jour-là. Les convives, spectateurs de circonstance d’une bouffonnerie mal assumée, tentèrent de parer la mesquinerie en retournant une esquisse de sourires incommodés. Le paradoxe et l’absurdité de cette anecdote expliquent ainsi difficilement comment un jeune enfant, bercé dans le paroxysme de son innocence, se vit affublé d’un surnom frôlant l’indécence, évinçant sans vergogne un prénom désormais oublié de la mémoire collective.

Kit ne s’était jamais réellement soucié du regard de ses camarades ou des multiples railleries qui virevoltaient par-ci par-là. Par nature il était discret, par la force des choses peut-être, mais à ce jour, il paraissait très bien s’en accommoder.

Cette journée était d’une splendeur incomparable. Les 1ers rayons s’étaient insinués doucement dans le ciel cotonneux pour le percer légèrement et y ouvrir un petit passage jusqu’à couvrir le sol d’une chaleur croissante. Ces derniers jours étaient d’une chaleur si lourde et étouffante que les orages venaient tour à tour gronder et déverser leur rage comme pour ramener le climat à la raison. La terre, quelque peu ramollie par la pluie, était encore légèrement fraîche, et s’affaissait timidement sous les pas. Il y planait une agréable odeur de rosée sur l’herbe, la bourrasque était passée, et les nuages, après concertation, commençaient à penser qu’il était enfin l’heure d’aller couvrir d’autres horizons. C’était un océan lumineux saluant joyeusement Kit, au sommet de son crâne. Le beau temps retrouvait toute sa gloire, mais Sir Orage était d’humeur espiègle. Il ne manquait pas de marquer son ancienne présence, en soufflant deux, trois petites brises par intermittences.

Kit était droit comme un piquet, la tête levée, le bras droit légèrement avancé, le poing serré. Au bout de ses maigres phalanges serpentait un fil fin en nylon avec lequel il avait enroulé de plusieurs tours son index puis son majeur en serrant davantage à mesure qu’il avait répété ce mouvement comme un vulgaire automatisme. Le fil était solide, bien maintenu entre ses doigts repliés, et continuait sa course, légèrement tendu vers le ciel, pour maintenir ce qui était l’objet de toutes les attentions du jeune garçon. Cela flottait doucement dans les airs, et tournait tranquillement sur lui-même, sans dévier de sa trajectoire. Une étoile dorée de la taille d’un coussin, tout aussi bombé du ventre, lisse et lustré comme un plateau d’argent, planait fièrement au dessus d’un enfant émerveillé. C’était un ballon en aluminium, vêtu de sa plus belle parure dorée, à la face si lisse et lumineuse, qu’il paraissait tout droit sortie d’usine. Pas une seule tâche, ni même une seule rayure venait à souiller une surface épurée de toute forme de contraste. Une bonne dose d’hélium, et il avait fière allure. Il n’y avait pas la moindre nervure sur les côtés, ni même sur les angles, cette étoile était dessinée dans une forme si parfaitement proportionnée que ça en devenait presque intrigant.
Aujourd’hui, Kit était heureux. Quand son père lui avait tendu ce présent, un sourire de nigaud aux lèvres, c’est avec une crédulité couplée de son innocence que l’enfant manifesta un enthousiasme des plus extrêmes. Ce n’était pas la 1ère surprise que pouvait lui faire son père, pourtant, celui-ci eut un effet des plus réjouissants, ce qui ne manqua pas de gonfler l’orgueil de ce dernier. Le manque de discernement que peut témoigner un enfant sur l’ordre et la valeur des choses, est parfois si déroutant qu’il est parfois absurde d’en chercher la raison. Ce jour-là, c’était sur un ballon d’hélium en forme d’étoile que Kit avait décidé de jeter son dévolu tout entier.

Elle était légère, gracieuse, elle dansait dans un mouvement aérien. Il était difficile de dénoter le temps qu’avait passé Kit, immobile, à contempler ce qui lui paraissait être la plus belle splendeur sur laquelle il n’avait jamais pu poser les yeux. Aujourd’hui, cette étoile était à lui seul. Une possession que les autres ne pouvaient qu’envier. Une étoile toute disposée à regagner les cieux, cherchant à tout moment à retrouver le chemin d’une demeure oubliée. Son père la lui avait arrachée, et aujourd’hui, elle était à lui, entre ses mains. Elle scrutait avec beaucoup de bravoure le sentier du retour, une voie sans nuage s’était toute ouverte à elle, mais elle était inlassablement retenue de force par ce fin mais pénible fil en nylon, d’un transparent presque opaque. Un semblant de liberté. Son geôlier, marqué par la crainte d’un moment d’inattention, serrait si fort le poing, que ses doigts étaient creusés par de brûlantes marques de frottements. C’était une étoile magnifique, affranchie de toute liberté.
Les minutes avançaient, peut-être même des heures, Kit n’en demeurait pas moins subjugué, fasciné et empli de fierté.


Dernière édition par JuiceBox le Jeu 5 Juin - 5:32, édité 2 fois
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Re: [NC15-Petite baudruche]

Message  JuiceBox le Jeu 5 Juin - 5:31

Un souffle léger venait à faire vaciller son étoile, zigzagant timidement comme pour aller caresser les airs. Ce petit mouvement décocha un sourire espiègle à l’enfant. Cette étoile était vivante, et lui faisait de petits signes pour le saluer. Elle se mit à onduler graduellement et amusa Kit de son maladroit déhanché, faisant oublier à l’enfant l’arrivée subite d’un petit troupeau nuageux à la fourrure grisâtre et gonflée. Le ballon slaloma d’invisibles obstacles et tenta parfois de petits coups secs vers les hauteurs, mais Kit était vigilant, et ramena vers lui sa proie à chaque fois qu’elle manifestait l’envie d’aller converser avec le gang des mauvais nuages. A chaque retour de poignée, il serrait le poing de plus belle, avec un regain de combativité à l’esprit. Ce dont il était fier, il le tenait entre ses mains, il n’était nullement question de lui laisser la moindre chance de lui échapper du regard, de lui échapper tout court.
En quelques minutes, une masse sombre et épaisse s’était affairée, grignotant le ciel sans aucune retenue. A croire que la bande n’avait pas envahi les lieux seule, et envoyait joyeusement de fins éclaireurs taquiner le précieux du jeune garçon. A mesure que le ciel se couvrait, les vents descendaient avec plus d’intensité et invitait l’astre à valser en leurs compagnies.
C’était décidément une belle étoile et Kit le savait. Mais nul ne pouvait la lui arracher. Et c’est avec un regard de défiance qu’il tira avec force sur le lien qui le confortait sur son droit de possession. Les vents étaient certes plus nombreux, mais il n’était absolument pas légitime que ces derniers viennent à lui ravir ce qu’il avait à ce moment même de plus joli au monde. Là-haut, cela relevait de l’offense accompagnée d’une insupportable audace. Et comme pour répondre à cette insolence trop marquée, ils bousculèrent violemment le pauvre contenant en aluminium, tirant d’un coup brusque le bras du petit, laissant une marque si vive sous le frottement du nylon, que le fil pénétra légèrement sous la chair de l’index empêtré. Et de plus belle, les vents soulevèrent avec beaucoup de pression le ballon, le faisant continuellement valdinguer dans tous les sens. Kit, pris de rage, tirait encore avec plus de vigueur, oubliant les picotements qui grignotaient ce support osseux, lui servant de doigt.
Le ciel était d’un noir brumeux et inquiétant. Nul ne saurait dire si le tempérament intrépide d’un jeune garçon de 9 ans pouvait être la cause d’un paysage si menaçant. Mais dans l’esprit de ce dernier, il ne faisait nul doute que se tenaient au dessus de lui, des rivaux féroces et puissants. Cependant, il n’est jamais bon d’escamoter la fierté d’un enfant à l’imagination infinie, dont la solitude n’avait pu que fertiliser davantage son esprit créatif. Ce jour-là ne faisait pas exception aux autres, le temps était redevenu orageux, mais pour Kit, c’était un appel au duel.
L’étoile voltigeait de plus belle, et continuait à s’envoler un peu plus dans les hauteurs sous la poigne d’une masse venteuse pleine d’orgueil et entraînant un bras trop impuissant à suivre des mouvements saccadés. Quel enfant d’un si jeune âge n’hurlerait pas de peur et de douleur lorsqu’il sent un corps extérieur râper à maintes reprises l’épiderme qui couvre le haut de sa phalange, si ce n’est que sa détermination est si élevée, qu’elle vainc toute forme de mal. C’était un tel combat qui s’était amorcé. Un petit garçon chétif bravant une force de la nature, pour l’amour d’une belle étoile.
La scène avait été littéralement bouleversée, sans doute se préparait-elle à donner le ton de ce qui allait suivre. Le ciel n’était plus qu’un amas de surfaces noires, étouffantes, prêtes à écraser le sol. L’atmosphère en était devenue si menaçante, qu’elle semblait signer ici son ultime lutte. Elle agrippait jalousement la baudruche à coups de violentes pressions vers le haut, mais Kit tenait bon et jouait intensément du poignée pour ne pas lâcher prise, ce qui provoqua une profonde entaille au niveau du majeur. Cette fois-ci, il ne put échapper à cette douleur vive et lancinante, tant le fil suivait la cadence avec ferveur. Stimulé par les vents, il scia d’un trait la fine couche de chair, de l’intérieur des doigts pour se heurter de nouveau à un obstacle bien redoutable.
Pour Kit, ce fut inattendu, et reçut cette douleur comme une trahison. Son étoile ne lui portait aucune assistance, et tentait insidieusement de lui échapper, profitant d’un moment d’inattention et de naïveté de sa part pour lui porter une attaque sournoise. Cette blessure infligée à son amour propre déstabilisa d’autant plus l’enfant, qu’il en oublia les véritables plaies. Cette lumière qu’il avait tant regardée et tant admirée venait de lui manifester le désir de quitter les lieux. Mais ce bref instant de déception mua instantanément en colère rigide, pleine de rancœur, et poussée par la fierté, il allait lui prouver qu’il l’avait domptée, et qu’il n’était nullement du choix de cette dernière de contester son autorité. L’enfant lui-même ne saurait exprimer d’où provenait autant de hargne. Un ego contrarié ? Un amour peiné ? De toute évidence, il bataillait toujours avec plus d’aigreur.
Les plaies étaient finement ouvertes à la base, et dessinait de jolies rondelles vers l’extérieur. Les coupures étaient si cinglantes, que la chair rose, encore toute fraîche au contact de l’air ne laissait pas encore apparaître la moindre trace d’hémoglobine. A chaque instant, l’étoile paraissait gagner un peu plus d’altitude, tirant dans une moindre mesure sur son lien en plastique, devenue une arme de circonstance pour se défaire au plus vite. Et plus le fil se resserrait, plus les 2 fins membres écorchés de Kit le tiraillait dans une douleur qui devenait alors insupportable, écrasant et broyant le semblant de viande, sans aucune retenue. L’épiderme avait assurément disparu sur une surface assez large.
Un léger filet rouge agrippa doucement le fil, sans l’alourdir, soulignant magistralement la galère dans laquelle Kit s’était empêtré. Une épaisse larme baveuse roula chaudement sur la paume. Puis une 2ème. A sa vue, Kit fut frappé d’effroi. Il entrouvrit la bouche pour n’y laisser échapper qu’un souffle sourd. Un fluide sirupeux dévalait alors de sa main, coulant à n’en plus finir. Plus rouge que la chair, d’un vif éclatant, et d’une teinte si flamboyante, qu’il ne put détacher son regard de ce flux qui lui était si proche et pourtant qu’il ne connaissait que trop peu.
Une sensation lourde et nauséeuse lui assaillit les poumons jusqu'à lui en soulever le cœur. Un cœur qui battait dès lors si fort, qu’il était fort surprenant de voir l’enfant encore debout, sur ses 2 jambes, couvrant encore tout son esprit… ou peut-être pas.
Kit hurla à plein poumon, cherchant la mort ou la délivrance du son de la voix. Cela résonnait comme un son grave dans la bouche d’un enfant. Il secoua violemment la main prise, dans de grands mouvements arqués. Ses gestes étaient imprécis, il balançait son bras avec tant de confusion et de désespoir. Son agitation était celle d’un pantin désarticulé, malheureuse victime de son manipulateur.
Le ciel riait de bon cœur d’assister à une scène à la fois si ironique et surprenante dans la tournure qu’elle avait prise. En bon spectateur, il approuva par quelques applaudissements, grondant par-ci par-là quelques prémices orageuses.
Kit, dans sa folie furieuse, empoigna de son autre main le fil en nylon, et tira à plusieurs reprises avec une brutalité foudroyante, suppliant l’univers de l’affranchir de ce qu’il entrevoyait comme étant une mort certaine. Chaque tentative n’avait eu comme conséquence que de faire éclater l’enveloppe charnelle déjà bien entamée. Le sang rampait sur toute la longueur de son bras, giclant de plus belle à chaque coup que s’infligeait le malheureux. Mais il continuait dans une croyance aveugle, encouragé par ses propres larmes, qu’en continuant de la sorte, il parviendrait à s’extirper au plus vite. Pleurant de rage sa délivrance, il martela continuellement sa main déjà meurtrie, avec une nervosité jusque là insoupçonnée. Rompre le lien était capital, quelque soit la douleur qu’il s’affligeait.

La partie osseuse, travaillée longuement par un substitut de scie, céda soudainement. C’était un dernier coup sec, couplé d’une force rageuse, qui avaient eu raison d’un index déjà fragile. La douleur n’était même plus existante. Cela était finalement si simple. La maille du filet qui dénoue tout l’ensemble. Oui c’était aussi simple que cela. Le doigt était tombé sur le sol dans un bruit sourd. Il était juste tombé, accueilli tendrement par les herbes. Aucun claquement, ni même de résonance. Le tapis herbeux n’avait rien laissé entendre. Il avait gagné le sol, avec un naturel inouï, de la même manière qu’une feuille quittait son nid. Le doigt avait embarqué avec lui son comparse. Tout deux reposaient enlacés dans de la verdure. Ils avaient même pris le soin de se défaire de leur lien durant leur chute. Ils sommeillaient là, deux petites baguettes empourprées. Sur le sol était dessiné un magnifique tableau, tout en contraste. Un fond de verdure fraîche, d’une couleur éclatante et uniforme, ponctuée de deux petites saveurs rougeâtres, dont les contours étaient savamment recouvertes par quelques herbes.

A quelques mètres de là ondulait tristement un ballon. Après des efforts de longues haleines, il s’éleva tout en douceur, gagner de nouveaux lieux. Porté instinctivement vers un ciel naissant, cette petite étoile en aluminium posa un dernier regard chagriné sur Kit.
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