[Shonen Ai - Pour dix milliards de dollars]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[Shonen Ai - Pour dix milliards de dollars]

Message  Midnight le Dim 5 Oct - 14:05

NdA - Ceci est l'une de mes premières fictions, débutée en 2006, il y a deux ans. Evidemment, je n'avais que 14 ans à l'époque, et je vous passe l'horreur de la mentalité que j'avais. D'ailleurs, contre toute attente, j'étais une niais de première catégorie: cela se sent énormément dans les premiers chapitres jusqu'au... genre 30, et je m'en excuse. Cependant, il s'agit d'une des fictions qui me tient le plus à coeur, puisqu'à ce jour elle n'est toujours pas finie, bien qu'elle soit en bonne voie.
A ce sujet, pardonnez-moi pour les titres foireux.

Avertissement - Cette fiction comprend aujourd'hui 37 chapitres, et en contiendra 40 à sa fin. Les flemmards peuvent faire machine arrière, accompagnés des homophobes, puisqu'il s'agit encore une fois d'une fiction Shonen Ai. Pas de rating violence, mais si vous n'aimez pas l'hémoglobine ou si vous ne supportez pas l'Angst, vous pouvez également prendre la porte.

Disclamer - La majorité des personnages de cette fiction n'appartiennent qu'à eux-même et à leurs parents ; n'étant point un dieu, leurs faits et gestes à ce jour m'échappent. Ainsi, dans ce chapitre, Kim Jae Joong, Jung Yunho, Shim Changmin, Park Yoochun, Kim Junsu et Tomoko ne sont malheureusement pas issus de mon imagination et je ne gagne pas d'argent sur leur dos. Sinon avec 0,10€ par ligne je serai déjà riche.

PS// BORDEL DE FORUMACTIF!
...Et bonne lecture?

Chapitre 1 - Poursuivi


Yunho courait. Il courait, en pleine nuit, dans cette forêt sombre dont le nom était impronçable, un nom français, mais peu importe. Peu importe car il ne voulait pas se faire attraper.
Il frôla un buisson de ronces, et manqua de tomber. Son jean se déchira en bas, et sa jambe fut tailladée d’écorchures. Il grimaça de douleur, et s’arrêta quelques secondes, avant de repartir aussitôt, entendant un bruit derrière lui. Il était loin. Loin de chez lui, loin de son pays natal, loin de l’hôtel où il logeait. Loin de tout, sauf de ces hommes qui le pourchassaient. Il courait du mieux qu’il pouvait. Mais il ne savait pas quoi faire, il ne savait pas où aller. Il trébucha sur une racine et s’effondra, le nez dans la terre, un caillou s’enfonçant dans son ventre. Son T-shirt blanc prit une couleur brunâtre.
Un bruit de pas se fit alors entendre, dans son dos.

« Oh, merde… »

Il se releva, courant comme il pouvait, évitant les obstacles de son mieux. Il arriva alors au bout de la forêt. Il resta pétrifié.
Une autoroute.
La pire chose qui pouvait arriver. Parce qu’à cette heure-ci, personne ne passait sur cette route là. Parce que s’il se mettait à courir sur l’autoroute, il serait facilement repéré. Et parce qu’il ne pouvait pas retourner en arrière.
Il contempla la route sombre, à peine éclairée par les quelques réverbères installés là, puis essuya la transpiration qui perlait sur son front. Il essaya de calmer son cœur qui battait à cent à l’heure. Qu’allait-il pouvoir faire ? Alors qu’il commençait à désespérer, les bruits de pas qui se rapprochaient de plus en plus de lui, les chuchotements qui l’effrayaient furent étouffés par un bruit assourdissant. Un bruit qui résonnait dans toute l’immensité de l’autoroute. Yunho entendit ce bourdonnement comme une musique de triomphe.
Une mobylette.

« Faites qu’elle soit à deux places… »

Il la vit arriver, avec une expression d’immense soulagement. Il jeta un coup d’œil derrière lui, et ne voyant personne, sauta pardessus la barrière en métal –haute de cinquante centimètres, à peine- et se mit en plein milieu de la route en agitant ses bras.
La mobylette s’arrêta à sa droite. La personne retira son casque.

« Oh merde. »

C’était une jeune fille, à peine agée de 15 ans, qui venait de s’arrêter devant lui. Une asiatique, apparemment. Elle avait les cheveux à la hauteur de l’épaule, et regardait Yunho avec un air perplexe.

« -Vous faites quoi, ici ? demanda-t-elle, de l’air le plus poli qu’elle pouvait arborer, du haut de son mètre cinquante cinq.
-Je…excuse-moi, j’ai pas le temps de discuter. Faut que je parte le plus vite possible d’ici. »

Elle lui lança un regard signifiant clairement qu’elle n’en resterait pas là. Mais elle retira sa blouse et lui lança. Elle avait un pull noir en dessous, quelque chose de plutôt discret. Yunho remercia le ciel intérieurement de ne pas être tombée sur une fille avec un débardeur vert fluo.

« -Il fait froid, mettez ça. Et puis ça aussi, ajouta-t-elle en lui mettant son casque entre les mains.
-Mais…et toi ?
-Pas grave, vous êtes pressés non ?
-Oui…Merci. »

Il enfila la blouse –en cuir-, et mit le casque. Il entendit alors un bruissement sur le côté.

« -Merde, faut qu’on se grouille…
-Quel joli mot. Allez, on y va ! »

Elle l’entraîna sur sa mobylette, et partit à toute allure. Yunho soupira.

« -Vous allez jusqu’où ? demanda la jeune fille, en criant presque, pour essayer de recouvrir le son du vrombissement du moteur.
-Loin d’ici ! se contenta de répondre Yunho. Moi, C’est Yunho, et toi ?
-Tomoko ! »

Il ne nota même pas qu’elle était japonaise, tellement la fatigue et le stress l’avaient terrassé. Un peu rassuré, il ne pensa même pas à se retourner pour vérifier si ils les poursuivaient. Malheureusement.

~*~

Un homme au visage plutôt androgyne sortit de la forêt, l’air exaspéré. Il portait une arme colossale comme si de rien était. Il avait une chemise blanche en dessous d’un costume noir, et semblait sorti d’une cérémonie de mariage ou d’on-ne-sait-quoi. Il rejoint un autre homme qui était en plein milieu de la route et qui contemplait la mobylette s’éloigner. Lui était habillé de la même façon, et tenait dans ses mains un petit revolver. Ses cheveux étaient d’une couleur plutôt claire, un peu blond, contrairement à celui qui venait de sortir, qui les avait noirs. Mais ils étaient tous les deux asiatiques. Celui à la grosse arme s’adressa à l’autre d’un air furieux.

« -Putain, Junsu, t’aurais pu les arrêter non ? Il t’aurait suffi de tirer dans une roue ! »

Le dénommé Junsu le regarda d’un air impassible.

« -Tu sais bien que le patron le veut vivant. Si j’avais tiré, j’aurai pu rater et les blesser mortellement ou leur faire créer un accident. Tu le sais parfaitement, Jae Joong. »

Jae Joong lui lança un regard noir. Il le savait bien. Un retardataire arriva alors, essouflé. Il était plus grand que les autres mais arborait sur son visage un air plus enfantin. Ses cheveux bruns s’étaient collés sur son front mouillé de transpiration. Lui aussi était asiatique. Entre deux halètements, il grogna une phrase inaudible.

« -Quoi ! demanda Jae Joong, sur les nerfs.
-J’ai appelé le patron, répéta ce dernier. Il arrive avec la bagnole. »

Il rangea sa propre arme, qui devait être à peine plus grande que celle de Junsu.

« -Tu as noté quelque chose ? demanda alors le brun, qui époussetait son costume.
-Oui, répondit Junsu. Le numéro de la plaque d’immatriculation. Et devinez qui conduit ?
-Qui ? demanda celui au cheveux noirs toujours un peu grognon.
-Une fillette. A peine seize ans. »

Un sourire éclaira le visage de celui qui parlait. Ça allait être plus facile que prévu.

~*~

Beaucoup plus loin, Yunho tentait de rester éveillé. Il n’arrêtait pas de bailler, et des larmes perlaient à ses yeux.

« -Vous êtes fatigué, Monsieur Yunho ? demandait la jeune fille, tandis qu’ils se rapprochaient de la lumière d’une ville.
-Un peu, s’entendit-il répondre, dans un état semi-comateux.
-Vous voulez qu’on s’arrête où ?
-…Tu vas où, toi ?
-Nulle part. »

Un silence compléta la réponse que redoutait tant Yunho.

« -Tu n’as pas d’endroit où aller ? Demanda-t-il, inquiet.
-Je vais chez une copine.
-C’est suffisamment loin ?
-Je pense, oui.
-On y va ! »

Ils allaient passer la route menant à la ville, lorsque Tomoko regarda dans son rétroviseur. Une voiture noire était derrière eux, à une distance très acceptable, certe, mais au cas où…

« -Monsieur Yunho…
-Oui ?
-On est suivis. »

Yunho pâlit. La mobylette vira sur la droite, et ils entrèrent dans la ville.

« -Tu vas arriver à les semer ? murmura Yunho dans une voix blanche.
-J’espère… Ne vous retournez pas, si vous ne voulez pas qu’ils vous voient. »

Il prirent une autre route, et se retrouvèrent sur une route un peu plus bondée.

« -Super, il y a du monde ici… »

L’engin dépassa quelques voitures. Ils étaient un peu plus sécurisés, ici.

~*~


« -Merde, y’a du monde ! jurait Jae Joong, au volant de la voiture noire, en regardant les voitures avec un air haineux.
-Du calme, s’il te plaît, Jae Joong. »

Ce dernier tressaillit, et se retourna. Un homme lui souriait gentiment. Il avait un chapeau sur la tête et les cheveux bruns. Il était vêtu d’une chemise rose pâle, presque blanche et il n’avait mis son costume que sur ses épaules. Ses manches étaient laissées sur le côté, tristement. A côté de lui se tenait le plus grand, le brun, qui le regardait d’un air respectueux presque timide.

« -Attention, Jae Joong, murmura Junsu, à sa droite, côté passager. Il y a une voiture juste devant. »

Le conducteur conscentit donc à décrocher son regard de l’homme derrière. Il l’entendit demander à son voisin :

« -Changmin…téléphone au grand patron, s’il te plaît. Dis-lui de nous augmenter la mise. Mille cinq cent chacun.
-…C’est quel numéro, Monsieur Yoochun ?
-Yoochun, pas besoin de Monsieur, je suis à peine plus âgé que toi…
-…C’est quel numéro ? répéta Changmin sans acquescier à la demande de « Monsieur » Yoochun.
-Regarde dans le répertoire. C’est Monsieur. …Jung, je crois. »

Changmin sortit un petit carnet de sa poche, et par la même occasion, son portable. Et tandis qu’il composait le numéro, Junsu chuchotait à Jae Joong :

« -Wow…Vise un peu cette chemise affreuse… »

Ce dernier se mordit la lèvre inférieure pour ne pas rire.

« -J’ai entendu, grogna Yoochun, derrière, un peu vexé.
-Désolé…marmonna Junsu, mais c’est vrai quoi, c’est quoi ce rose d’abord ? »

Yoochun se mit à rire. Le blond était le seul à peu près capable de plaisanter tranquillement avec lui, sans prendre cet air trop respectueux et à demi méprisant qu’arborait Jae Joong.
Il soupira. De toute façon, pour ce dernier, il n’était qu’un mec bourré de fric.

« -Oui…Oui. Non, pas mille. Non, non. Très bien. Merci, soupira Changmin avant de raccrocher, sans même un « au revoir ». Il a dit que c’était bon.
-Exellent. »

Jae Joong grogna. Il détestait cette manie, chez Yoochun. Cette manie d’utiliser des mots d’un langage presque soutenu, inutile dans ce genre de conversation. Junsu lui lança un regard qui signifiait clairement : « Contrôle-toi. »
Le conducteur n’en prit pas compte et claxonna six voitures.

~*~

La mobylette filait entre les voitures. Yunho commençait à se sentir engourdi. Il secoua la tête.

« -Tout est Ok, Monsieur Yunho ?
-Oui oui. C’est encore loin ?
-On arrive dans dix minutes ! »

Cette dernière parole s’avéra exacte. Yunho descendit exactement dix minutes plus tard de la mobylette. Il retira son casque et le tendit à la jeune fille, qui l’attrappa.
Ils étaient arrivés devant un regroupement de maison toutes identiques. Elle s’était garée devant le numéro treize.

« Espérons que ça ne me porte pas malheur, songea Yunho, tout en grimpant les trois marches menant à l’entrée. J’en ai déjà assez comme ça. »

Tomoko sortait ses clefs de sa poche. Mais avant même qu’elle ne puisse rentrer sa clef dans la serrure, la porte s’ouvrit…
avatar
Midnight
Prince of Twilight
Prince of Twilight

Masculin
Nombre de messages : 47
Age : 25
Humeur : meurtrière
Date d'inscription : 14/05/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum